
Équipement · Vêtements techniques
Veste d'alpinisme : hardshell, softshell ou doudoune ?
Publié le 2 juin 2026 · Mis à jour le 5 juillet 2026
En haute montagne, la gestion thermique est une affaire sérieuse. Il ne s'agit pas de choisir "la veste la plus chaude" mais de comprendre le rôle de chaque couche — et donc de chaque veste — dans le système vestimentaire alpinisme. Voici le guide complet.
Le principe de base
Le système 3 couches — pourquoi chaque veste a son rôle
En alpinisme, on ne choisit pas une seule veste — on choisit un système. Chaque couche a une fonction précise et doit pouvoir être portée seule ou en combinaison avec les autres selon la température et l'effort.
1
Sous-couche
Évacue la transpiration
2
Couche isolante
Doudoune ou polaire
3
Couche externe
Hardshell imperméable
Pour le Mont Blanc : on enlève et remet ces couches selon l'altitude, l'effort et la météo — parfois plusieurs fois dans la même journée.Guide d'habillage complet pour le Mont Blanc →
Comparatif
Les 4 types de vestes en alpinisme
Hardshell imperméableCouche externe recommandée
Gore-Tex, Ultrashell®, NeoShell...
Étanchéité
★★★★★ — étanche en toutes conditions
Respirabilité
★★★☆☆ — bonne, variable selon membrane
Poids
350–650 g
Quand la porter
En cas de dégradation météo, au sommet, dans les zones exposées
Softshell technique
Traitement DWR + tissu stretch déperlant
Étanchéité
★★★☆☆ — résistant à l'humidité légère
Respirabilité
★★★★★ — excellente respirabilité à l'effort
Poids
280–450 g
Quand la porter
À la montée sur la voie normale en bonnes conditions
Doudoune légère
Duvet naturel ou synthétique
Étanchéité
★☆☆☆☆ — protection vent légère uniquement
Respirabilité
★★★★☆ — bonne pour une couche d'isolation
Poids
200–380 g
Quand la porter
À l'arrêt, dans le refuge, au bivouac, par grand froid
Coupe-vent ultra-léger
Tissu fin déperlant
Étanchéité
★★☆☆☆ — protection légère vent et crachin
Respirabilité
★★★★★ — maximale
Poids
100–180 g
Quand la porter
Complément par temps instable sans pluie forte
Pour les hardshells
6 critères pour choisir un hardshell d'alpinisme
Imperméabilité (colonnes d'eau)
Minimum recommandé : 10 000 mm pour la haute montagne. Les hardshells alpinisme dépassent généralement 20 000 mm. Plus le chiffre est élevé, plus la résistance à la pression de l'eau est forte.
Respirabilité (MVTR)
Exprimée en g/m²/24h. Au-dessus de 15 000 = très bonne respirabilité. Cruciale pour éviter la surchauffe à l'effort prolongé en altitude.
Résistance à l'abrasion
Pour un hardshell alpinisme, le tissu doit résister aux contacts avec la roche, la glace et le matériel. Les modèles avec renfort aux épaules (port du sac) et aux coudes sont préférables.
Capuche compatible casque
En alpinisme, on porte un casque. La capuche doit s'adapter par-dessus sans gêner la vision périphérique, avec réglage rapide en gant épais.
Poches et ventilation
Poches poitrine accessibles avec harnais et sac à dos. Ventilos (zips aisselles) indispensables pour réguler la température à l'effort.
Poids
Plage raisonnable pour un hardshell alpinisme : 350-550 g. En dessous : matériau fragile. Au-dessus : confort thermique amélioré mais portage plus lourd.
Marque française
Cimalp — repères vérifiables sur la marque
Fondation
1964, par Paul Sailler, alpiniste isérois, à Saint-Marcel-lès-Valence (Drôme).
Modèle de vente
Vente directe en ligne depuis 2005, sans intermédiaire de distribution — un modèle qui réduit structurellement les marges de revente par rapport aux marques vendues uniquement en magasin.
Membrane Ultrashell®
Développée en 2012 : 20 000 Schmerber d'imperméabilité, 80 000 g/m²/24h de respirabilité (MVP). Technologie propriétaire, alternative au Gore-Tex.
Récompense
Technologie Cimadry Cyclone® distinguée par le French Outdoor Award en 2015.
Réparation
Réparation gratuite à vie sur les produits de la marque ; environ 50 % des produits rapportés au SAV réparés plutôt qu'échangés en 2025.
Source : Wikipédia — Cimalp. Information non sponsorisée — site indépendant.
Questions fréquentes