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    Fred Souchon : guide, secouriste au PGHM et pionnier du vol-bivouac au Mont-Blanc

    Portrait de Fred Souchon, guide de haute montagne et secouriste au PGHM de Chamonix, alpiniste et pionnier du vol-bivouac autour du Mont-Blanc.

    Publié le 12 juillet 2026

    Portrait

    Le guide qui décolle du toit de l'Europe

    Originaire du Puy-en-Velay, Fred Souchon vit à Chamonix où il exerce depuis 2005 au sein du PGHM. Alpiniste confirmé, il est aussi l'un des rares parapentistes à avoir décollé plus de dix fois depuis le sommet du Mont Blanc, à 4 806 m — une pratique qui exige la maîtrise conjointe de deux disciplines exigeantes.

    Le métier

    Guide-secouriste au PGHM de Chamonix

    Fred Souchon découvre le PGHM à 19 ans, lors d'une rencontre avec une équipe sur un glacier — une expérience qui déclenche sa vocation. Il rejoint l'unité en 2005, au terme d'un parcours exigeant : les candidats doivent d'abord être gendarmes avant de postuler, passer des épreuves de sélection proches de celles du guide de haute montagne, puis suivre une formation complète qui s'étale sur 4 à 5 ans avant d'être pleinement opérationnels.

    Le PGHM compte environ 300 personnels répartis sur une vingtaine d'unités en France ; celui de Chamonix, avec près de 40 personnels, en est le plus important. Chaque secouriste doit maîtriser trois volets : les techniques de secours proprement dites (corde, hélicoptère, escalade, glacier, milieu aquatique), une formation judiciaire et de police, et des diplômes civils — guide de haute montagne, moniteur de ski ou pisteur-secouriste. Sur le terrain, une intervention mobilise systématiquement un binôme de secouristes, un médecin et un équipage d'hélicoptère (pilote et mécanicien-treuilliste), les choix tactiques se décidant souvent en vol, par consensus.

    « Notre vie vaut autant que celle de la personne que je vais chercher. »

    Le PGHM a par ailleurs structuré un accompagnement psychologique — débriefing systématique après intervention, accès à des psychologues, espaces de parole dédiés — pour des professionnels confrontés régulièrement à des situations traumatisantes.

    Prévention

    Les réflexes qu'un secouriste du PGHM recommande

    Fort de vingt ans d'interventions en conditions extrêmes, Fred Souchon rappelle que la technologie ne remplace pas le discernement : ARVA, sac airbag ou téléphone ne sont pas une raison de repousser ses limites. Ses recommandations rejoignent celles détaillées sur la page sécurité de ce site : informer un proche de son itinéraire avant de partir, signaler son retour à l'arrivée, s'équiper selon la météo et l'altitude réelles du jour, et évaluer honnêtement son niveau face à la difficulté de l'objectif visé.

    L'alpinisme

    Des Grandes Jorasses à la Patagonie

    Dans les Alpes, son carnet de courses passe par les Grandes Jorasses, les Droites, les Drus, les Dolomites, la Vanoise et les Écrins. À l'international, il a gravi l'emblématique El Capitan à Yosemite — via les voies d'artificielle Tangerine Trip et The Shield, avec bivouacs en portaledge suspendus dans la paroi — et enchaîné en Patagonie les aiguilles Poincenot et Guillaumet, avant une tentative au Fitz Roy interrompue à 200 m du sommet.

    Le parapente

    Le vol-bivouac, de l'Himalaya au Kirghizistan

    Parapentiste depuis 2010 — après un premier vol en speed-riding à skis à Chamonix — Fred Souchon s'est spécialisé dans le vol-bivouac : combiner ascension à pied et vol libre sur plusieurs jours, avec des bivouacs en altitude entre les étapes. Il a mené plusieurs expéditions de ce type en Himalaya et dans le Caucase, une expédition au Kirghizistan aux côtés de Martin Beaujouan, et un tour du massif du Mont-Blanc à ski et en parapente avec Andy Busslinger et Kari Eisenhut.

    Ce qui le fait avancer

    « Le plaisir d'être en haut »

    « Au-delà de la difficulté, c'est avant tout le plaisir d'être "en haut" et de profiter de ces moments qui font de nous des privilégiés : le soleil qui effleure les cimes, un bivouac improvisé où l'on n'a pas fermé l'œil de la nuit mais dont on se rappellera toute sa vie, du regard pétillant de son compagnon de cordée à l'arrivée au sommet, des longs échanges avec le gardien le soir au refuge et le plaisir du verre partagé au retour d'une course. »

    Son prochain grand projet, l'Airtour, prévoit une traversée des Alpes de 325 km sur 7 jours, à pied et en parapente. Il est ambassadeur de la marque de parapentes Advance et ambassadeur montagne de l'équipementier Cimalp.

    Questions fréquentes

    FAQ